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La légende fait débuter l'histoire des Comores au temps des amours du roi Salomon et de la  
reine de Saba, Balkis, un millénaire avant J.C. les flottes du grand roi sillonnaient toutes  
les mers pour y commercer et s'approvisionner, entre autres en matériaux de construction pour 
le futur temple de Jérusalem. 
Au cours de ces périples maritimes, les marins eurent l'occasion de débarrasser le royaume des 
mauvais génies qui l'infestaient en les emprisonnant aux Comores.Pour se venger, les Djinns dérobèrent l'anneau donné par Salomon à Balkis et le jetèrent sur la grande montagne de  
Ngazidja-Grande Comores, l'actuel Karthala, où il creusa le cratère du volcan Karthala. 
D'autres conteurs ajoutent que ces esprits mauvais volèrent également le trône de la reine de  
Saba pour le placer au fond du cratère. 
Aujourd'hui, les historiens et les archéologues ont vite fait la part des choses ;on sait que 
des fouilles archéologiques effectuées très récemment ont montré l'existence du peuple comorien avant la naissance de J.C. Certains situent l'histoires des Comores aux environs du VIIIe siècle de l'ère chrétienne. 
 
Les îles Comores ont constitué depuis la haute antiquité jusqu'à l'avènement du bateau à  
moteur, un relais naturel entre l'Afrique et Madagascar et un passage obligé des navigateurs  
qui reliaient les rives asiatiques aux pays du Sud-Ouest de l'océan Indien . 
Cette rencontre multiséculaire d'hommes d'origines géographiques, raciales, linguistiques  
très diverses, sur un territoire de faible dimension, sécrétait une culture riche et originale, devenue la matrice homogène et solidaire qui sur l'ensemble des îles, parle une seule langue, pratique la  
même religion, les mêmes moeurs et coutumes. 
L'histoire de l'organisation politique et administrative de l'archipel est divisé en cinq  
périodes, caractérisées par des modifications des structures socio-écomiques et l'introduction 
d'une terminologie politique, propre originaire de l'une des grandes aires géographiques et  
culturelles riveraines de l'océan Indien. La tradition orale et chronique distingue, selon 
l'origine géographique de la culture prépondérante, les époques suivantes :  
 
* Bantu, des origines à la fin du premier millénaire. 
* Arabe des pays de la mer Rouge, du Xe au XIXe siècle. 
* Arabo-persanne dite shirazi,du XIVe au XIXe siècle 
* Enfin les périodes coloniale et post-coloniale qui se côtoient et se chevauchent,suivant le sort reservé aux différentes îles, depuis 1841.  
 
Les trois premières periodes couvrent plus d'uin millénaire.elles n'ont pas connu une domination 
étrangère; mais une importation, pour des raisons ideologiques, d'objets manufacturés, de techniques 
nouvelles venues de pays considérés comme les foyers d'une civilisation supperieure.Ces rialisations xcruelles et commerciales engendraient des comportements sociaux et économiques 
qui à long terme, conduisaient à l'apparition de nouvelles entités politiques. 
Au cours des periodes récentes, marquées par la rencontre avec l'Occident chretien et industrualisé le dynamisme naturel fondé sur l'endogénéité a été brisé.Les autorités coloniales et poste coloniales ont imposé des modèles administratifs et politiques construits sur des citères idéologiques et 
économiques étrangers au peuple et ont depouillé les cadres nationaux de leur qualité d'agents 
actifs de l'histoire de leur pays. 
SITUATION POLITIQUE
 
L'archipel des Comores est composé de quatre îles situées dans le canal du Mozambique entre la côte d'Afrique orientale et Madagascar. Trois îles - la Grande Comore, Anjouan et Mohéli - forment depuis 1975 une République Fédérale et Islamique indépendante, la quatrième, Mayotte, est restée dans l'ensemble politique français. 
 
Malgré des spécificités sociales et culturelles locales, l'ensemble de la société comorienne est caractérisé par la résidence matrilocale et une organisation sociale à inflexion matrilinéaire plus ou moins fortement marquée, ces caractéristiques s'articulant sans contradiction avec la religion islamique. 
Le premier peuplement de l'archipel s'est fait dans la seconde moitié du premier millénaire à partir de l'Afrique bantoue. Entre le VIIè et le XIIè siècle, les Austronésiens qui contribuèrent au peuplement de Madagascar sont passés par les Comores. Puis eurent lieu des arrivées successives de groupes islamisés métissés de la côte africaine (les &laqno;Arabo-Shiraziens»), accompagnés d'esclaves, qui favorisèrent l'établissement et l'expansion de la religion musulmane dès le XIIè siècle. Les alliances politiques et matrimoniales des Arabo-Shiraziens avec les lignages de chefs locaux entraînèrent vers le XVIè siècle un changement de l'organisation politique et la création de sultanats, qui respectèrent néanmoins l'organisation sociale matrilinéaire existante. Par la suite, des Arabes originaires du Yémen, se déclarant descendants du Prophète (sharif), s'allièrent aussi aux familles nobles, permettant ainsi l'établissement de prestigieux patrilignages, surtout à la Grande Comore et à Anjouan, à partir du XVIIIè siècle. En outre, du XVIè au XIXè siècle, l'archipel fut le cadre d'un commerce d'esclaves régulier, qui prit la forme au XIXè siècle d'un trafic d'engagés sur les plantations créées par des colons européens. 
 
La stratification sociale qui résulte de cette histoire présente des classes sociales distinctes, surtout dans les grandes villes: la classe numériquement la plus importante est celle des gens libres (wangwana), nommés parfois "gens de la terre" (wandru wa ntsi), organisés de manière hiérarchique, selon le statut de leur famille, au sein de la "ville" ou du village (mdji) qui est l'unité sociale pertinente. Les "gens du palais" sont les descendants des dynasties des sultans. Les descendants des serviteurs sont encore aisément identifiables par leur lieu de résidence, villages ou quartiers où étaient regroupés autrefois les warumwa. Dans les grande villes de la Grande Comore, les pêcheurs ont constitué une classe socio-professionnelle spécialisée: ils ont leurs propres quartiers et sont considérés comme inférieurs par les gens de la terre. La plupart des Comoriens vivent de l'agricultre vivrière et de rente, de l'élevage et de la pêche. Une classe de commerçants existe dans les villes portuaires: autrefois ils possédaient des boutres et circulaient d'une rive à l'autre de l'océan indien occidental. 
 
Dans les quatre îles il existe une organisation de la population en classes d'âge. A la grande Comore ce système est doublé par une organisation générationnelle. Le rite de passage d'un groupe générationnel à l'autre est le grand mariage ou mariage coutumier qui donne lieu à des échanges généralisés et ostentatoires dont le liste est codifiée mais dont le contenu n'est pas limité. Les autres rituels du cycle de vie entretiennent aussi ce système d'échange à l'intérieur de l'unité de la ville ou du village. 
 
Dans les autres îles, le mariage coutumier et les autres rituels du cycle de vie (circoncision du fils, mariage de la fille, funérailles des parents) permettent à l'individu de s'acquitter de sa part d'échanges et en particulier du festin de classe d'âge (shungu). Ces échanges sont codifiés de manière à rester très égalitaires (liste des denrées et de leur quantité). 
 
Les grands moments de ces rituels sont les sacrifices et les partages de boeufs qui révèlent la structure de la hiérarchie sociale. 
 
 
L'islam est arrivé aux Comores après la mort du prophéte Mouhammad(que la paix soit avec lui). 
Des navigateurs comoriens qui faisaient du commerce dans l'Océan Indien ont entendu qu'un  
prophète était arrivé et qu'il enseignait une religion appelée Islam. 
Partis à sa recherche, ces hommes originaires de Ntsaeni dans le Nord de Ngazidja et de Ngnoumadzaha 
Nvumbari dans le Sud, sont arrivés en Arabie Saoudite quelques années après la  
mort du prophète. Ayant appris les fondements de l'Islam et la lecture du Coran, un d'entre eux  
est resté en Arabie et l'autre est revenu aux Comores avec la pratique de la circoncision et  
le premier Madrassa islamique dans le village de Ntsaeni. 
D'autres évoquent la possibilité de l'introduction de l'Islam aux Comores,peu après la mort  
la mort du prophète en (632) ;cette hypothèse reste écartée par les historiens .  
Il semblerait selon eux que l'archipel soit resté désert jusqu'à une date récente et 
que les premiers immigrants soient venus de l'Afrique Orientale .Plus précisément, il s'agirait 
d'arabes et de perses qui se seraient métissés avec des  
populations bantoues sur cette côte des swahilis et qui, par vagues successives, se seraient  
ensuite installés dans les îles de l'océan Indien en y apportant la religion musulmane (voir l'histoire des Comores). 
On entendra beaucoup parler aux Comores des ces Perses qui quittèrent leur ville au moment de 
l'invasion mongole en Asie occidentale. Dans les différentes îles de l'archipel, on peut  
voir des tombeaux de ces princes chiraziens qui seraient venus aux Comores à partir du XIIIe  
siècle et plus particulièrement aux XIVe et XVe siècles. 
Déjà les grands voyageurs arabes évoquèrent dans leurs relations ce petit archipel qu'ils bapti 
sent les îles de la Lune "Djzaïr al kamar" soit plus brièvement " komr "(" clarté lunaire ") car 
la lune y brille clairement et le ciel semble proche de la terre  
en pleine lune. D'autres pensent que c'est en raison de la ressemblance du sol volcanique  
comorien avec la surface de la lune. Peut-être aussi par ce que dans cette région de  
l'hémisphère austral les navires se repéraient sur les " nuages de Magellan ",  
des constellations neigeuses comme de la voie lactée répandant une clarté sur l'océan Indien. 
Après les arabes (Masoud au Xe siècle et Idrisi au XI esiecle),il faut citer parmi  
les premiers européens qui mentionnèrent les Comores le vénitien Marco Polo qui les peuple  
d'oiseaux griffons. 
Il se pourrait aussi que, deux siècles plus tard, le portugais Vasco de Gama, qui ouvrit  
la route des Indes par le Cap de Bonne Espérance,  
soit passé par les Comores, car les chroniques font état de la présence de groupes  
de portugais entre 1500 et 15050 sur la c⊚te orientale de Ngazidja-Grand Comore. 
Certains pensent qu'il s'agirait de naufragés 
appartenant à la fameuse escadre du grand navigateur qui auraient  
&eacure;tévictimes d'une tempête sur le chemin du retour des Indes( leur tombes seraient encore visibles 
aujourd'hui à Bandamadji). 
 
DES CITES-ETATS 
Les premiers navigateurs français qui débarquèrent dans les îles furent les fréres Parmentier.Ils s'arrêtèrent à Ngazidja-Grand Comore en 1529 pour le compte d'un armateur de Dieppe. 
De toutes ces premières relations de voyage, il ne ressort de trés prés sur les Comores. Pourtant, à cette époque qui correspond à la fin du moyen-ânage européen et à la Renaissance, toute cette région de l'ocean Indien était florissante, car un portant commerce de l'or et d'esclaves s'y était développé.Au Comores comme sur la côte d'Afriquede l'Est, des cités-Etats dirigées par des sultants prirent corps.Le temps des paillotes était déjà révolu et l'on commencé à construire "en dur" palais, mosquées, portes monumentales et tombeaux.Dès le XIIe siècle, un un grand palias de pierre aurait été ainsi édifié à Domoni dans l'île de Ndzuwani-Anjouan. 
 
LES PRINCESSES CHIRAZIENNES 
Retournons en arrière, aux enlentours du XIIIe siècle, quand plusieurs boutres d'immigrants chiraziens,venus de KILAWA sur la côte orientale d'Afrique,accostent à Ngazidja-Grand Comore. Parmi les passagers, deux princesses.Elles épouserent des chefs locaux ( bedjas) et seront à l'origine de plusieurs dynasties de sultants qui règneront dans l'île.A Ngazidja-Grand Comore, on a maintenant l'habitude de faire partir les deux principales lignées (inya) de sultants d'un prince arabe Fe Pirusa, appelé aussi Fe Ubbaya, qui épousa la fillle et la petite-fille des deux premières princesses chiraziennes.Comme le soulignèrent les auteurs dfes Traditions d'une lignée royale des Comores (B.A Damir,G.Boulinier et P.Ottino), ces deux lignées royales vont dominer l'histoire de Ngazidja-Grand Comore,>. La division des îles comores en plusieurs sultanats va entraîner de nombreuses querelles entre chefs; querelles qui traduiront par d'incessantes guerres au point que les Comores recevront le nom de peu flateur d' " Archipel au sultants batailleurs ". Ainsi, en s'affaiblissant les uns les autres les sultantss allaient devenir une proie facile pour les pirates et les aventuriers de tout poil qui bourlinguaient sur la route des indes.Ces conflits se compliquent quand, les loinntains cousins de Zansibar, kilwa ou Mongadiscio, sur la côte d'Afrique Orientale, s'enmelent. Cet esprit de faille, ne presente pas que de côtés negatifs.Ils génèrent de nombreuses relations commerciales dans tout l'Ocean Indien, sucitant ainsi l'essor de cités-Etats tres prospères.Un veritable âge d'or pour cette civilisatioin islamique, qui se répand dans cette partie du monde et se maifeste par la consruction de belles ville, autour de grandes mosquées et palais princiers.

 

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Modifié en dernier lieu le 8.01.2004
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